aysage immatériel, Valentina Canseco, Basilique Saint-Vincent
Paysage immatériel, Valentina Canseco, Basilique Saint-Vincent

 Rendez-vous incontournable chaque été tant les expositions y sont intéressantes, qu'est-ce qui m'était réservé pour cette année ?

Dans la grande nef, Face à Arcimboldo

Une exposition d'Arcimboldo, ce qui n'était pas pour me déplaire. C'est un peintre qu'on étudie beaucoup à l'école avec les élèves. C'est autre chose de voir certaines de ses œuvres.

Les œuvres de Guiseppe Arcimboldo (1526-1593), peintre surréaliste extrêmement créatif est une source inépuisable d'inspiration pour petits et grands voir même pour les artiste d'aujourd'hui.

D'où cette exposition : Face à Arcimboldo qui dévoile comment 135 artistes ont ressenti, fantasmé, imaginé l'œuvre de l'artiste.

On réalise ainsi à quel point la pensée d'Arcimboldo a marqué cinq siècle d'histoire de l'art.










Dans la galerie 1, Des mondes construits

Un ensemble de sculptures choisies par le centre Pompidou.

Une petite déception pour moi à la recherche de nouveauté : cette exposition est présente depuis le 22 novembre 2019. J'avais envie d'autre chose.

Dans la galerie 2, Aerodream

Une exposition sur l'architecture, le design et les structures gonflables. J'ai, je l'avoue été surtout impressionnée par les photographies disséminées un peu partout que je trouvais particulièrement inspirantes.

C'est une exposition intéressante sur le gonflable en ce qu'il exprime en terme de forme, de symbolique d'ascension, d'immatérialité, de rêve de vol, de mythologie.

On découvre les premiers ballons à air chaud du XVIIIe s et on s'aperçoit à quel point le vol a fasciné des générations d'hommes et de femmes.  Deux pendants cohabitent : la vision des industriels qui développent des technologie et celle d'artistes qui explorent une dimension plus critique et politique voir humaine.







Dans la galerie 3, ma préférée, Chagall le passeur de lumière

J'ai adoré ces couleurs qui vous interpellent, ses œuvres extrêmement riches en émotion, sa multiplicité. C'est d'une beauté à couper le souffle.

Là encore j'ai découvert des facettes inconnues de moi de ce superbe artiste : des céramiques, des mosaïques, une gigantesque tapisserie, un piano à queue décoré. Bref, de multiples support se prêtant au jeu de la création.


céramique-chagall


J'ai admiré ces sublimes vitraux. On prend très vite conscience de la dimension biblique de ses inspirations. Ce sera le père couturier qui le premier lui offrira la possibilité d'exprimer dans le baptistère de l'église Notre Dame de Toute Grâce sur le plateau d'Assy en Haute Savoie de magnifiques œuvres dans ses premiers vitraux associés à une céramique et des bas-reliefs de marbre.


On retrouve dans presque tous ces vitraux des personnages aux côtés d'animaux, de plantes luxuriantes. Le tout emprunt de rêverie. Il y a moult détails, Chagall s'approprie totalement la matière pour s'exprimer et sa collaboration avec l'atelier rémois Simon-Marq donnera naissance à ses tracés de plomb comme à ses nuances caractéristiques de l'artiste.

Lorsque l'on sait que Chagall était russe, juif et moderne et créait pour des édifices catholiques, on peut s'interroger sur la façon dont son œuvre a été accueillie. Même si cela a pu susciter débat lors d'une commande, son œuvre a souvent été accueilli avec joie par le public, les politiques comme les religieux. Il faut dire aussi que lorsqu'il a produit pour le édifices religieux Chagall était déjà âgé et reconnu sur le plan international.